Les étudiants demandent l’interdiction des « vendeurs de listes »

Les étudiants demandent l’interdiction des « vendeurs de listes »

Nous, étudiants arnaqués par différentes agences de « vendeurs de listes », avons décidé d’interpeller Cécile Duflot, Ministre du Logement, pour lui demander de faire cesser les pratiques honteuses des « vendeurs de listes ».
Nous appelons, nos familles, la communauté universitaire, les citoyens solidaires à signer notre pétition et les étudiants arnaqués à nous contacter sur stopvendeursdelistes@gmail.com
 
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« Vendeurs de listes » : la seule solution crédible c’est l’interdiction

Madame La Ministre, Madame Duflot,

Depuis des mois, la crise généralisée du logement fragilise davantage les jeunes et les étudiants qui sont les plus exposés à tous les types d’arnaques. Parmi celles-ci figure la plus grave - car la plus institutionnalisée – à savoir celle des « vendeurs de listes ».

La pétition lancée en Février 2013 par le collectif des étudiants arnaqués par les « vendeurs de listes » réunit à ce jour 10200 signataires, dont 35 parlementaires. Depuis les « vendeurs de listes » ont décidés de s’organiser en Fédération Nationales, d’engager des frais colossaux pour embaucher la plus grande agence de communication (EuroRSCG) et de faire du lobby auprès des élus de la République pour défendre leurs agences de la honte coûte que coûte face aux étudiants et jeunes arnaqués, délestés de centaines d’euros sans pour autant avoir trouvé de logement.

 

Une « arnaque  institutionnalisée » qui surfe sur la misère des uns pour faire la richesses des autres

 

La profession de « marchands de listes » a été instituée par la loi (loi Hoguet 1970), elle consiste à vendre des listes d’annonces disponibles.  Dans la réalité les étudiants et les jeunes actifs, qui sont la cible première des « vendeurs de listes » déboursent jusque 450€ pour de fausses listes d’annonces (logements inexistants, coordonnées du propriétaire non attribuées, logements déjà loués, logements insalubres…). C’est une honte !

Les publics ciblés par ces arnaques sont les étudiants et les jeunes qui n’ont pas les moyens de payer une agence immobilière, des jeunes en situation précaires et qui après avoir traversé cette arnaque se retrouvent en situation encore plus précaire. Des étudiants qui ont parfois dû abandonner leur projet d’études, retourner dans leur ville ou pays d’origine faute de moyens pour poursuivre leur recherche de logement. Cette situation profite aux « vendeurs de listes » qui déclarent des revenus indécents au vu de la situation (60.000€ de revenus annuels par exemple pour le gérant d'une des plus grosses enseigne parisienne).

Les « vendeurs de listes » un commerce basé sur la tromperie

-       Les vendeurs de listes ciblent principalement les étudiants et les jeunes en s’implantant dans les villes universitaires, à proximité directe des établissements et en utilisant des slogans mensongers comme « N°1 du logement étudiant » ;

-       Les vendeurs de listes trompent les étudiants et les jeunes en se faisant passer pour des agences immobilières, en adoptant les mêmes codes : annonces en vitrine, accueil avec des revues immobilières… ;

-       Les vendeurs de listes mentent en assurant aux étudiants et aux jeunes que grâce à leur service ils auront un logement à coup sûr alors que 95% des acheteurs de listes n’en trouvent faute d’annonces sérieuses ;

-  Les vendeurs de listes ne respectent pas la loi en demandant l’argent avant la remise d’une quelconque liste.

La seule solution crédible c’est l’interdiction !

Depuis 3 ans, étudiants, jeunes arnaqués et solidaires, nous nous mobilisons. Nous occupons des agences de « vendeurs de listes ». Nous interpellons des politiques. Pendant sa campagne présidentielle François Hollande s’est d’ailleurs engagé à faire cesser les pratiques honteuses des vendeurs de listes. Nous intentons et gagnons des procès contre les « vendeurs de listes ». Mais jusqu’à présent les ministres - de gouvernements de gauche comme de droite – n’ont jamais voulu s’attaquer à ce problème.

C’est pourquoi, aujourd’hui, réunis en collectif, étudiants, jeunes arnaqués et solidaires, forts de déjà 6200 signatures de notre pétition www.stopvendeursdelistes.frnous souhaitons vous interpeller Madame la Ministre du Logement afin que cessent ces pratiques honteuses des « vendeurs de listes ».

Le Collectif des étudiants arnaqués, « STOP vendeurs de listes »

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